Hello. I need you, like a bullet to my brain. It seems I'm never breaking free. - "Brave new world", Hedley
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Je suis allée m’asseoir sur notre banc ce matin. Nous avons un banc, le savais-tu?
C’est la troisième fois que je viens ici, depuis ce fameux après-midi.
J’étais venu y faire mes travaux, une fois, profitant de l’une des dernières journées chaudes de l’été. Je m’en souviens encore; j’étais assise là à survoler des textes devant supposément me convaincre que notre langue québécoise est notre fierté. Sans même le savoir, je t’attendais. Je scrutais chacun des passants sur le trottoir au loin. Au cas où je reconnaitrais ta démarche. Au cas où je reconnaitrais ton sac à dos, tes cheveux blonds. Puis, résignée par cette lecture si peu fructueuse et cette attente interminable, je suis rentrée au collège, sans me rendre compte du gribouillis que j'avais fait sur la table à pique-nique.
La seconde fois où je suis venue, la température avait déjà changée. Il faisait froid, il y avait une petite bruine qui collait à la peau et qui transperçait chacune des couches de vêtements que je portais. J’avais le cœur en miette, les larmes aux yeux. J’étais chamboulée sans trop savoir pourquoi. Fort probablement à cause de toi et de ces milliers de questions qui m’empêchaient de dormir. Je refusais de rentrer chez moi dans cet état : mon appartement est le seul endroit où je ne te vois pas constamment, où je ne t’espère pas sans cesse.
Cette journée là, j’ai pleuré. Mes larmes se mêlant à la pluie, je me suis dit que j’en avais bien le droit. J’ai pleuré pendant ce qui me semblait être des heures, sans connaitre la provenance de tous ces tourments. Alors que dans mes écouteurs résonnait ce même refrain "Nothing last forever*", je me demandais ce qui m'arrivais. Trempée jusqu’aux os et n’ayant plus une larme à t’offrir, je suis finalement rentrée chez moi, si peu soulagée.
. Avec du recul, je me demande où nous allons. Est-ce vraiment possible une amitié comme la nôtre? Une amitié qui ne part de rien sinon du fait que nous étions ensemble au primaire et que nous avons un cours commun au collège? N’est-ce pas une amitié qui nécessite davantage de soins, davantage d’attention pour s'épanouir? Est-ce vraiment concevable qu’elle survive, cette relation, si nous ne l’entretenons pas?
Je pense que pour exister, une amitié doit être réciproque et je crois que la nôtre ne l’est pas du tout. Sans doute que je suis rouillée, peut-être que je ne sais plus comment cela fonctionne, mais il me semble que des amis sont censés avoir envie de se voir. Ils s’organisent des moments ensemble, ils profitent du temps qui leur ait offert, cherchant toujours à en avoir plus : plus de temps, plus de rencontres, plus d’activités. Mais ces désirs ne sont pas les tiens… Et une amitié ne fonctionne pas sans combler ces besoins, ils me semblent tellement essentiels tout à coup.
Alors je me demande s’il ne vaut pas mieux lâcher prise au lieu de continuer à me démolir le cœur et à vivre ces déceptions toujours plus grandes. Mais si je ne fais pas cet effort pour toi, pour qui le ferais-je? Je me le demande bien… Peut-être suis-je encore trop brisée pour une relation de ce genre?
Il fait humide au parc aujourd’hui, ça sent la pluie et l’automne. Les arbres commencent à rougir, mais ça, tu t'en fous. Le banc est mouillé mais ça m'est égal. On a peine à voir les montagnes au loin à cause de la brume. J’effleure ce petit message que j’ai écrit au crayon permanent sur notre banc il y a plusieurs semaines : « I want you to want me ». Ouais, maintenant encore, c’est le cas : je veux que tu veuilles de moi. Je soupire parce qu’encore une fois, sans m'en rendre compte, je t’espérais. Sans le vouloir, je t’attendais. Je soupire parce qu’encore aujourd’hui je vais penser te voir partout, sans jamais finir par croiser tes beaux yeux bleus. J’en ai marre de cette situation : depuis quand ai-je besoin des autres pour exister? Mais ma décision est prise.
J’ai piétiné mon orgueil pendant une semaine entière pour te voir un petit peu. Alors peut-être que lorsque le mot « amitié » aura pour toi la même signification que la mienne on pourra en être vraiment, des amis. Jusque là, profite de ceux qui n’en demande pas plus. Et sache que même si mes efforts ont été vains, je te serais toujours reconnaissante de ce que tu as su changer en moi.
Peut-être qu'on se rencontrera dans un autre 10 ans et qu'enfin on aura notre chance?
Peut-être qu'on se rencontrera dans un autre 10 ans et qu'enfin on aura notre chance?
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P.S.: I didn't write this to hurt you. Writting has always been my way. I just want you to know (if you read this post someday) how i feel with this relasionship. I love you so much but i can't wait like this for you, it's too hard for me. But even if it's hard, i'll always be there for you like you were for me, a few weeks ago. So just say it "Pamm, i need you now", and i'll be there. But only when it'll be necessary, otherwise, i take a break of all of this.
* Chanson "November Rain" de Guns and Roses *
* Chanson "November Rain" de Guns and Roses *
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1 commentaires:
Tu sais.. Je t'aurais tout donné. Je t'aurais donné de mon temps, de ma confiance, de ma compréhension, de mon écoute. Je t'aurais donné des conseils, des tapes dans le dos, des mots d'encouragement, des bravos. Je t'aurais offert le meilleur de moi-même. Mon sourire, mon attention, mon énergie, ma joie de vivre. J'aurais partagé les moments sombres de ma vie avec toi, juste pour te montrer que c'est réellement possible de s'en sortir quand on y croit.
J'aurais enduré tes frustrations, j'aurais essuyé tes peines. Je t'aurais offert une épaule quand rien n'ira plus. Je t'aurais changé les idées, je t'aurais posé des questions afin que tu prennes les bonnes décisions.
Je t'aurais attendu, patiemment.
Oui, j'aurais fait tout cela pour toi. Mais c'est pas vrai qu'on peut donner sans rien espérer en retour. C'est pas vrai que c'est possible d'aimer sans amour. C'est de la foutaise tout ça.
Et je ne comprends pas. Non, je ne comprends rien du tout. Je ne comprends pas pourquoi tu ne veux pas de moi. Je ne comprends pas pourquoi tu m'as traité ainsi. Je ne comprends pas non plus pourquoi tu es si indifférent face à mon absence. Parce que pendant plusieurs semaines j'ai essayé, de toute mes forces, d'entretenir une amitié avec toi. Et depuis que j'ai jeté l'éponge, tu t'en lave les mains. Tu ne t'en ai même pas rendu compte tellement tu n'en a rien à faire, de moi.
Mais je ne t'en veux pas. Je suis simplement déçu. Et je ne suis pas fâchée, je ne comprends pas, c'est tout. Et je crois que je préfère ça comme ça: ne rien comprendre. C'est moins difficile à avaler que la vérité, fort probablement.
Mais sache une seule chose: je t'aurais tout donné. Tout.
Alors que toi tu ne donnais rien en retour. Tu es de ces gens qui prennent sans jamais offrir.
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